Paperboy

Vous avez envie d’un petit job pour acheter la console de vos rêves ? Faites ce que vous voulez, mais surtout, ne soyez pas livreur de journaux.

L’annonce semblait alléchante : « Cherche as du vélo pour livrer quotidiens dans banlieue résidentielle ». Un bon moyen pour arrondir les fins de mois. Je me suis préci pité et c’est là que les ennui: ont commencé.

L’HORREUR, CE METIER

Au début, ça avait l’air cool. Après tout, ce n’est pas très dur de livrer des journaux. Il suffit de passer en vélo et de déposer les canards dans les boîtes aux lettres. Seulement, pour ne pas perdre de temps, je vais devoir lancer les journaux. Attention les vitres ! Remarquez, il y a des vitres que j’ai le droit de briser : ce sont celles des non abonnés. Ça leur apprendra !

Avec ce genre de comportement, vous comprendrez que je ne sois pas très populaire dans le quartier. Les mégères et les chiens me coursent, pendant que les voitures et les roller skaters essayent de me renverser. Je dois également éviter de crasher mon vélo sur des obstacles du genre clôture ou arbre. C’est le Bronx, cette banlieue. Un enfer…

Au bout de quatre chutes, je suis renvoyé. A la fin de chaque journée, j’ai droit à un petit parcours bonus dans un terrain vague. Il faut que je finisse dans les temps, en évitant de tomber dans une rivière ou de heurter un poteau. Amusant, ce plan trial ! Avant chaque nouvelle journée, j’ai droit à un compte rendu détaillé : si mon travail est bien fait, le nombre de nouveaux abonnés augmente. Dans le cas contraire, les vieux lecteurs résilient leur abonnement et c’est parti pour un savon. Finalement, je préfère largement écrire dans un journal plutôt que d’avoir à le livrer.

POURRAIT MIEUX FAIRE

Paperboy est un jeu que j’adore. Je le trouve très marrant et original. Malheureusement, cette version est loin d’être la plus réussie ! Surtout à cause des graphismes très moyens : visiblement, les dessinateurs avaient un gros poil dans la main quand ils ont réalisé cette conversion.

Je sais que, dans un jeu, la réalisation n’est qu’un élément et qu’on peut parfois s’éclater avec un soft assez laid (pensez à Tétris), mais là, désolé ! Ça ne marche pas…

Dommage ! Sur NES, Paperboy n’est qu’un jeu très moyen. Ne vous sentez surtout pas obligé de l’acheter.

 

Graphisme     : ★★★☆☆ 58%
Animation      : ★★★½☆ 70%
Son                 : ★★★★☆ 75%
Durée de vie  : ★★★½☆ 72%
Player Fun     : ★★★½☆ 73%
Note Globale : ★★★½☆ 68%

Article rédigé par Iggy dans Player One n°7 (mars 1991)

Be Sociable, Share!