Wrath Of The Black Manta

Un homme masqué pourchassant des criminels en fuite, des enfants kidnappés par on ne sait qui… Non, ce n’est pas le dernier épisode de Zorro, mais bien le nouveau jeu Taito sur la NES.

Lorsque j’eus ouvert la boite, lu la doc ad hoc et regardé les premières scènes du jeu, j’eus une énorme impression de déjà vu. Car le coup du ninja partant délivrer des gamins kidnappés par de gros méchants, on connaît depuis longtemps grâce au Shinobi.

J’SUIS DANS DE BEAUX DRAPS

Ma première impression était fausse… Ce qui fait le plus de Wrath of the black Manta, par rapport au hit Sega, c’est son côté « aventure » (la faneuse touche Nintendo). Car dans Black Man-ta vous aurez non seulement à tuer des « pas bô », mais aussi à interroger des indics du DRAT (le gang de kidnappeurs), à trouver des passages secrets et à écouter attentivement ce que vous disent les kids que vous délivrez. Grâce à tout cela, vous finirez petit à petit par démêler l’intrigue.

BIEN MAITRISER LES « ARTS NINPO »

Un autre aspect intéressant de ce jeu est qu’il fait appel aux « arts Ninpo ». Ceux-ci sont au nombre de dix, divisés en quatre groupes. Vous n’avez le droit de choisir qu’un seul art dans chaque groupe. En appuyant sur le bouton select, vous ouvrez un tableau d’option où vous déterminez ceux que vous avez choisis. Ensuite, laissez le doigt appuyé sur le bouton de tir et, avec le paddle, déterminez le sort que vous lancerez en libérant le bouton. La plupart des « sorts Ninpo » sont tournés vers l’offensive, mais certains, comme l’invisibilité ou la téléportation, sont également très utiles. Mais je vous conseille de ne les utiliser que contre les gros balèzes de fin de niveau.

Y’A COMME UN LEGER MANQUE

En ce qui concerne la partie technique, rien à redire. Le personnage se manie parfaitement, les graphismes sont beaux, clairs et précis et la musique vous met bien dans l’ambiance. Les tableaux sont variés, et dans certains, vous devez même chiper le cerf-volant d’un ennemi pour poursuivre votre route. Le jeu se transforme alors en mini shoot’em up. Pourtant, malgré ce tableau enchanteur, le jeu laisse comme un goût d’inachevé. Peut-être est-ce dû à sa trop grande facilité, ou à la monotonie de l’action.

En tout cas, je terminerai par le conseil du Père Wonder : certaines portes mènent à des ennemis dont l’élimination vous fait récupérer des points de vie. Recommencez plusieurs fois la même porte pour atteindre votre maximum… Et attention, ne faites pas trop de bêtises ! Sinon, gare à la colère de la Mante Noire

Graphisme     : ★★★★☆ 78%
Animation      : ★★★★☆ 82%
Son                 : ★★★★☆ 80%
Durée de vie  : ★★★☆☆ 62%
Player Fun     : ★★★½☆ 73%
Note Globale : ★★★★☆ 79%

Article rédigé par Wonder Fra dans Player One n°7 (mars 1991)

 

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