Astérix

Comment ça, il est pas frais mon poisson ? Tu veux une baffe ?

Par Toutatis, les Gau… Gau…, les Gaulois envahissent la Master System ! Nous sommes en 50 av. J.-C. Comme vous le savez tous depuis longtemps, seul un petit village d’irréductibles résiste encore à l’empire romain. Et grâce au coup de crayon magique du camarade Uderzo, ils ne sont pas prêts de rendre les armes. Plus que jamais cette année aura été celle d’Astérix (j’préfère ça à l’année Mozart !) : renaissance de la saga grâce à la sortie du dernier album (La Rose et le Glaive) et puis, ce qui nous réunit en cet instant, à savoir la version console de cette BD qui est la plus vendue en Europe, aux côtés de Tintin.

COMME UNE IDEE FIXE !

Le scénario repose beaucoup sur Astérix le Gaulois, la première aventure du p’tit teigneux et de son gros copain (Gros ? Non, seulement enveloppé !). Bref, le druide Panoramix s’est fait kidnapper par des soldats romains, pendant qu’il cueillait du gui. Et comme les camps qui entourent le village (Petibonum, Babaorum…) ne sont pas vraiment à l’abri d’une attaque de nos vaillants ancêtres, le druide est directement conduit à Rome, dans les griffes de César. Et comme dirait Obélix qui est tombé dedans quand il était petit : « Mais Astérix, si Panoramix est retenu à Rome, qui va faire la potion magique ? » Eh oui, tout le problème est là ! C’est donc Astérix et le gros Obélix (Quiiii est gros ?), euh, je disais Astérix et le gentil Obélix qui se dévouent pour aller délivrer leur druide, dans l’antre de la plus grosse puissance militaire et économique de l’époque… Vous voyez, Player One vous file même des cours d’histoire-géo gratos : sympa, non ?

GAULOIS-GRAND-BRETON

Première surprise à l’allumage, et de taille, une option permet, sur la page de présentation, de choisir la langue du jeu ! Anglais ou français au choix ! Astérix sera donc le premier jeu Sega en français… Bel effort ! On trouve dans le même menu une option 1 ou 2 joueurs, mais elle ne permet pas de jouer en simultané, juste l’un après l’autre, donc elle ne sert pas des masses. Après cela, on se retrouve devant la carte du monde connu de l’époque (vous savez, quand la terre était plate et que le soleil tournait autour !) qui s’étendait à peu près de la Norvège à l’Egypte. C’est sur cette carte que va s’afficher votre trajectoire. Mais aussi une petite fenêtre, dans laquelle vous choisissez si vous voulez utiliser Astérix ou Obélix dans le tableau d’après.

OU EST MON MENHIR?

Le jeu se découpe en levels, composés de trois stages chacun. Pour chaque stage vous pouvez choisir de prendre Astérix ou Obélix. La différence est assez fondamentale, puisque comme Obélix est tombé dans la marmite de potion magique quand il était petit, les effets en sont permanents ! Il peut donc détruire tous les blocs qu’il trouve sur son passage avec un simple coup de poing. Alors qu’Astérix est obligé d’utiliser des petites fioles de potions magiques qu’il lance sur les obstacles. Donc, si vous ne voulez pas que le ciel vous tombe sur la tête trop rapidement, je vous conseille fortement d’utiliser Obélix en permanence.

JEU INTELLO ?

Astérix se présente sous la forme d’un jeu de plate-forme aux multiples astuces. Le but étant d’atteindre la porte de sortie qui marque la fin de chaque stage. Dans le dernier stage de chaque level, la porte est fermée à double tour, et il faut trouver la clef pour l’ouvrir. Et, quelquefois, on y trouve des boss de fin de level (qui sont un peu trop faciles, mais bon… c’est pas trop grave). Ce qui fait la grande force de ce jeu, c’est sa variété. Les levels sont tous différents les uns des autres, avec des astuces toujours renouvelées. Par exemple (et par Belenos !), on peut se retrouver devant un mur trop haut, précédé par une piscine. Pour passer, il faut penser à mettre une bombe dans l’eau, ce qui va créer une gerbe à la surface, et permettre de sauter dessus en prenant son élan pour passer au-dessus du mur ! Rusé, non ? Tout le jeu est basé sur ce genre d’action… C’est classe !

- ET SI JE VOUS CHANTAIS UNE AUBADE ACCOMPAGNEE A LA HARPE ? – NOOOOOON !

Je vais tout de suite commencer par les points négatifs : le jeu est un peu trop mou, cela traîne sans que l’on sache réellement pourquoi ; mais surtout, le jeu est beaucoup trop facile, on le finit, hélas dès la première partie (grâce, entre autres, aux « continues » infinis, mais ce n’est pas la seule raison). Malgré tout, cela reste un super jeu, les graphismes sont d’enfer, on se croirait dans la BD, et l’intérêt est multiplié d’autant par toutes les astuces qu’il faut déployer pour finir le jeu. Donc, on s’amuse bien. C’est plutôt pour les petits kids, mais c’est bien marrant.

Graphisme     : ★★★★★ 95%
Animation      : ★★★★½ 90%
Son                 : ★☆☆☆☆ 20%
Difficulté        : ★½☆☆☆ 30%
Durée de vie  : ★★★☆☆ 60%
Player Fun     : ★★★★½ 86%
Note Globale : ★★★☆☆ 90%

Article rédigé par Crevette dans Player One n°17 (Février 1992).

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