F-Zero

Accrochez vos ceintures, la Super Nintendo débarque en force avec le jeu le plus rapide et le plus hallucinant qui soit…

Nous sommes au XXVIe siècle, et l’on s’apprête à vivre l’événement galactique de l’année : la F-Zero, la course de magnéto-glisseurs la plus cotée de l’univers ! Quatre pilotes se confrontent dans un duel qui peut mener à la mort. Quatre kamikazes, assis à quelques centimètres de puissants réacteurs alimentés à l’hydrogène liquide. On les lâche sur quinze parcours de difficulté croissante, quinze circuits bourrés de pièges, aux tracés très techniques. Les nerfs d’acier de ces chevaliers modernes seront mis à rude épreuve avec, en même temps, la griserie de la vitesse et l’excitation de la course. F-Zero vous donne l’opportunité de faire partie de ce pari surréaliste et vous le prenez de bon coeur, sachant parfaitement que c’est une expérience incomparable…

C’EST A LA MODE… 7!

Tout F-Zero repose sur l’une des particularités les plus étonnantes de la Super Nintendo, il s’agit du mode 7 ! C’est sous ce mode graphique unique en son genre, que la Nintendo 16 bits permet d’utiliser les zooms et les rotations, mais aussi, et c’est ce qui la rend hors du commun, de transformer une image 2D vue de dessus en une fausse image 3D vue au ras du sol : l’effet rendu est incroyable ! Et comme c’est un coprocesseur spécial de la machine qui se charge de réaliser l’effet, l’animation est d’une fluidité et d’une rapidité comme vous n’avez jamais vu de votre vie… enfin, sur une Super Famicom japonaise, car sur la Super Nintendo française, c’est moins rapide. Cependant, le jeu reste tout aussi surprenant et toujours bon à jouer.

ENGINS FOUS POUR PILOTES COSMIQUES

Quatre types de magnétoglisseurs participent à la course. Tous possèdent un nom et des caractéristiques techniques distinctes. Avant d’attaquer la piste magnétique, on vous laisse le choix de l’engin que vous voulez piloter. Il est important de ne pas se planter, car c’est l’un des éléments décisifs qui vous fera perdre ou gagner les courses. Les deux premiers, Blue Falcon et Golden Fox, favorisent la puissance aux dépens de la vitesse de pointe. Bref, ils sont nerveux, mais pas rapides. Wild Goose, lui, offre un bon compromis entre les deux. Quant à Fire Stingray, c’est celui qui possède la vitesse de pointe la plus élevée, mais pour le faire accélérer, c’est un gros veau ! La tenue de route rentre aussi en compte. Le Fire Stingray, par exemple, peut rentrer très rapidement dans certains virages, alors que le Golden Fox a toutes les chances de déraper et de taper contre le bord du circuit s’il le prend à la même vitesse…

CONSEIL : prenez plutôt le Wild Goose. C’est une machine équilibrée, qui accélère correctement et qui est suffisamment rapide pour prendre le dessus… à condition que votre pilotage soit à la hauteur.

TROIS RAISONS DE PRENDRE SON PIED

Après le choix des machines, il faut aussi sélectionner la catégorie dans laquelle vous voulez concourir. Il existe trois leagues : la Knight League, la Queen League et la King League, par ordre croissant de difficulté. Chaque league comprend cinq circuits, ainsi que le mode Practice pour s’entraîner sur une sélection des circuits les plus représentatifs. Chaque league peut être courue sous trois niveaux de difficultés différents : Beginner (débutant), Standard (normal) et Expert (professionnel). Ça joue sur l’agressivité de vos adversaire : plus le niveau est élevé, plus ils vont vite. Ainsi, en mode Expert, les autres concurrents vont aussi vite que vous, et c’est vraiment la galère pour les rattraper.

C’EST PARTI POUR CINQ TOURS

Quand tous les choix sont faits, on s’aligne au départ. Les trois autres concurrents sont là. Paf ! le message « Go !!! » s’affiche et il faut mettre la gomme. Votre moteur s’emballe, et vous êtes propulsé vers l’avant, comme si on vous avait donné un véritable coup de pompe dans le derrière ! Mais après cet élan, le réacteur reprend son souffle, le temps de se stabiliser à un rythme normal. Durant ces secondes, les autres prennent le large, et la poursuite commence. C’est maintenant qu’il s’agit d’avoir le cœur bien accroché, on ne vous fera aucun cadeau, et la piste réserve toujours des surprises… désagréables !

LES GALERES

Outre les virages en épingle ou les sections de pistes coupées, le parcours offre des difficultés nettement moins conventionnelles. Ça commence par les longues bandes grises qui s’étendent toujours aux endroits les plus chauds, et qui ralentissent très sérieusement votre engin. Passer dessus en pleine poursuite prend des dimensions dramatiques. On trouve aussi des champs de mines : passez dessus, et elles explosent en projetant votre engin contre les rambardes. Et ce n’est pas tout, il y a encore les bandes magnétiques qui vous attirent, la glace qui vous fait déraper, etc. Et tout plein d’autres pièges dont la finalité est de vous faire baisser votre niveau d’énergie à zéro… Et votre engin explose !

FOLIE TOTALE

F-Zero, c’est un jeu de fou, inimaginable, démentiel, y’a pas de mots suffisamment forts pour exprimer toute la tension et toute la passion qui se dégagent de ce jeu. On sent qu’il a été pensé dans les moindres détails. Tout est parfait, pas le moindre bug, pas la moindre faute de goût ! Les graphismes sont sublimes et, surtout, l’animation nous plonge dans un univers qui nous était inconnu jusque-là. Même en jeux de café, il n’existe aucun équivalent. Et comme, en plus, la jouabilité est certainement l’une des plus précises qui soit, il suffit simplement de faire une seule partie, pour ne plus jamais arrêter… F -Zéro, c’est plus fort que tout !

Pas tout à fait d’accord, mon cher Crevette… Oui, F-Zero est un jeu très bien fait ; oui, il procure des sensations de vitesse rarement vues auparavant. Mais lui accorder la note de 99 %, non ! C’est se limiter dans la notation des futurs produits extraordinaires qui risquent de voir le jour sur la Super Nintendo. F-Zero, développé en peu de temps par le père des Zelda et Mario, est une sorte de vitrine des possibilités de zooms et de rotations du fameux mode 7. A mon avis, il manque à ce jeu la possibilité pour deux joueurs de s’affronter sur une même course dans un écran partagé en deux. Top Racer, la course de voitures développée par Cremlin et éditée par Kemco sur Super Famicom (que nous espérons voir rapidement sur Super Nintendo) offre, à ce titre, un challenge plus intéressant. Robby

Graphisme     : ★★★★½ 92%
Animation      : ★★★★★ 99%
Son                 : ★★★★½ 94%
Durée de vie  : ★★★★★ 98%
Player Fun     : ★★★★★ 99%
Note Globale : ★★★★★ 99%

Difficulté variable

Article rédigé par Crevette dans Player One n°20 (Mai 1992)

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