Dragon Ball Z – Super Butōden

« Je vais t’anéantir, Sangoku ! — Je ne pense pas que tu en sois capable, Végéta. — C’est bien ce qu’on va voir… KAAMEHAAMEEEEHAAAAA ! »

La série Dragon Bail Z a vu le jour au Japon, il y a maintenant sept ans. Après la télévision, c’est au tour de votre Super Nintendo de bénéficier d’une adaptation de la saga sous forme de jeu. Reprenant, épisode par épisode, les moments les plus marquants de toute la série, il vous plongera dans l’univers impitoyable de Sangoku, de ses amis, mais aussi et surtout, de ses pires ennemis. Tout au long de votre quête (si vous optez pour le mode « histoire »), vous affronterez tous les personnages du jeu. Certains se révèlent être des alliés fidèles et sûrs après des combats acharnés. Ce sera tout d’abord le cas de Piccolo ou de Satan Junior. Ce dernier s’allie à vous pour combattre l’infernal Végéta. Si vous battez ensuite Végéta, il devient également votre allié, et ainsi de suite jusqu’à l’innommable Cell, boss ultime qui n’aspire qu’à la destruction de Goku et de ses compagnons. Notez qu’au fur et à mesure que vous progressez, les personnages voient leurs pouvoirs augmenter. À tel point que certains, en l’occurrence tous les Saïdjines (Sangoku, Végéta, Trunk et Sangohan), se transforment à nouveau…

UN ÉCRAN SPLITTÉ… ÇA DÉCOIFFE !

Par rapport à la majorité des jeux inspirés de Street Fighter II et compagnie. Dragon Bail Z offre une particularité importante. En effet, il n’est pas nécessaire de rester à proximité de votre adversaire pour l’affronter. Vous pouvez ainsi combattre à distance. Dès que vous choisissez cette option, l’écran se divise en deux. Chaque partie est attachée à l’un des deux joueurs. En fonction de la position des combattants, ces écrans permettent d’effectuer des rotations. Un radar indique alors au joueur la situation de son adversaire. Il prépare ainsi ses attaques ou ses déplacements en conséquence. On remarque également que le trait de séparation change de couleur en fonction de la distance mais aussi du déclenchement d’un superpouvoir. Si le trait devient noir… c’est qu’il est trop tard ! Gniaf, gniaf, gniaf !

DES SUPERPOUVOIRS

Les pouvoirs des combattants constituent le principal intérêt du jeu. Tous aussi dévastateurs les uns que les autres, ils infligent à l’adversaire, si celui-ci ne les esquive pas ou s’il les renvoie, d’énormes dégâts, et parfois même la mort. Cependant, il faut savoir les utiliser au bon moment et pas n’importe comment. En effet, certains personnages comme le Cyborg N° 20 ou même Cell ont d’étranges facultés… Le N° 20 absorbe ainsi votre pouvoir et le transforme en énergie personnelle. Pour sa part, l’infâme Cell annule littéralement votre attaque. Cela se révèle souvent très vexant, surtout quand on ne dispose plus de « power » pour en relancer une autre. Sachez tout de même pour votre survie qu’il est préférable, et même conseillé, d’esquiver les pouvoirs si vous ne disposez plus d’énergie pour les renvoyer. Même en les évitant, le souffle produit vous enlève de la vie. Quand on y regarde de plus près, Dragon Bail Z se joue beaucoup plus en finesse que les autres jeux du même acabit. Il ne s’agit plus ici de jouer du paddle comme un fou et d’éclater gentiment la tronche du mec en face. Si le but reste le même, il faut faire preuve de subtilité et d’agilité pour esquiver ou renvoyer une attaque sans pouvoir se protéger en se mettant en garde comme dans SF II. Il faut également gérer la distance entre les personnages même si le corps à corps demande tout autant de technique. Surtout quand le nombre de combinaisons et d’enchaînements est important.

PLUS DE STRATÉGIE, MOINS DE BLA BLA !

Il est nettement plus intéressant de travailler sur les déplacements qui surprennent vraiment l’adversaire. La préparation des pouvoirs qui en découle vous laisse alors tout ébahi. Par exemple, Frizer se trouve à l’autre bout du niveau. Le bon truc, si vous voulez rire, c’est de lui lancer une série de trois boules avec Sangohan et de léviter en vous dirigeant vers lui. Frizer n’aura que deux solutions : soit il encaisse sans broncher les trois boules d’énergie, soit il lévite. S’il choisit la seconde solution, vous lui tombez dessus à bras raccourcis et à poings fermés : ça fait très mal, croyez-moi ! Pour conclure, si vous aimez le dessin animé, vous allez littéralement fondre pour ce superbe jeu qui détient bien des secrets…

 

Graphisme     : ★★★★½ 87%
Animation      : ★★★★½ 89%
Son                 : ★★★★★ 96%
Jouabilité       : ★★★★½ 90%
Durée de vie  : ★★★★½ 90%
Player Fun     : ★★★★★ 98%
Note Globale : ★★★★½ 92%

Difficulté variable

Article rédigé par Sylvain dans Player One n°35 (octobre 1993)

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