Exhaust Heat

A l’heure où s’achève le championnat du monde de Formule I, Exhaust Heat arrive sur votre console favorite en attendant Nigel Mansell’s Grand Prix.

Une nouvelle écurie de Formule 1 vient d’être créée. Après avoir paré au plus pressé, le Flamingo Racing Team ne dispose plus que de quelques centaines de dollars ; vraiment pas de quoi s’offrir ne serait-ce qu’un Paul Belmondo comme pilote. Après une honorable saison en F3000, la chance de votre vie vous est offerte. Exhaust Heat est, vous l’avez sans doute deviné, une simulation de Formule 1. Votre rôle consiste à piloter la Flamingo sur les seize grands prix que compte une saison de championnat et d’essayer de faire de bonnes prestations, autant pour votre palmarès que pour l’écurie. À l’issue de chaque grand prix, votre écurie empoche les sommes offertes par les sponsors en fonction de votre place d’arrivée. Cet argent va permettre de faire bénéficier votre voiture des derniers progrès technologiques.

DANS LE BAQUET

L’animation de la course repose principalement sur une gestion du mode 7 et de la rotation hard très semblable à celle de F-Zero. Huit écuries s’affrontent pour le titre sur des courses de trois tours. Avant chaque grand prix, il faut passer par la traditionnelle séance d’essais pour déterminer votre place sur la grille de départ.

Une fois le départ donné, c’est la curée. Il n’est pas rare d’assister à de spectaculaires accrochages se soldant par un tête-à-queue. La sensation de vitesse est belle et bien là et, heureusement, des flèches apparaissent en surimpression pour vous indiquer la direction ainsi que l’angle de chaque virage. Mordus de Fl, ce jeu vous prendra les tripes.

COTE CONSTRUCTEUR

L’écurie de Formule 1 a seulement conçu la carrosserie alors que votre voiture a besoin de dix éléments pour fonctionner. Les investissements de départ ne permettent d’équiper la voiture que du strict minimum, mais le véhicule dispose d’une boîte de vitesses semi-automatique… Ce sont vos performances qui feront rentrer l’argent des sponsors pour acheter suspensions actives et autres procédés de freinage antipatinage entre autres.

Mais avant d’en arriver là, il faut des résultats. Exhaust Heat ne respecte pas le calendrier du véritable championnat du monde mais propose les courses dans l’ordre croissant de difficulté. Malgré une relative facilité, la cartouche est équipée d’une pile. Quatre championnats du monde peuvent être sauvegardés, ainsi que les dix meilleurs temps de chaque grand prix. On regrettera cependant que les graphismes des voitures n’aient également pas été plus travaillés.

CONSEILS

Lors de votre première course, l’écurie est vraiment fauchée. Il ne lui reste que 500 dollars et, comble de malchance, l’inscription pour un grand prix en coûte 1 000. La FIPEH (Fédération internationale des pilotes d’Exhaust Heat) semble être indulgente envers les petites écuries. N’hésitez surtout pas à investir tout votre argent dans les premières courses. Dans les derniers grands prix assez sinueux, le choix d’un moteur de puissance moyenne et d’une boîte cinq vitesses peut être la clé de la victoire.

 

Graphisme     : ★★★½☆ 65%
Animation      : ★★★★☆ 80%
Son                 : ★★★☆☆ 60%
Jouabilité       : ★★★★½ 90%
Difficulté        : ★★★½☆ 70%
Durée de vie  : ★★★★☆ 80%
Player Fun     : ★★★★½ 85%
Note Globale : ★★★★☆ 80%

Article rédigé par Wolfen dans Player One n°26 (décembre/janvier 1993)

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