Street Fighter II – The World Warrior

Tout le monde ne parle que de lui, tout le monde l’attendait, tout le monde est sous le coup de la folie… Street Fighter II est là !

Voici quelques années, Cap-com a sorti Street Fighter sur borne d’arcade. Rien de bien inhabituel. Il s’agissait d’un jeu de baston, pas mal, mais sans plus. Petit succès d’estime auprès des passionnés, la borne passera totalement inaperçue aux yeux du grand public. La borne finit par disparaître comme elle était venue (sauf dans quelques salles anglaises). Puis en 1991, fort d’une belle réussite avec un Final Fight attirant, Capcom lance Street Fighter II… L’éditeur japonais entrait dans la légende!

VOUS ME RECONNAISSEZ ?

Il est bien difficile d’expliquer pourquoi Street Fighter II est devenu en si peu de temps un phénomène aussi universel. Aux quatre coins de la planète, SF II est devenu LE jeu par excellence, considéré à juste titre comme le jeu de baston le plus fabuleux qui soit. On peut néanmoins apporter quelques éléments de réponse, en analysant les points forts de ce titre monstrueux…

TIENS, PREND ÇA DANS LA TÊTE !

Street Fighter II, c’est l’histoire d’un immense championnat de kick boxing. Les huit meilleurs combattants du monde se sont donné rendez-vous pour élire celui qui aura la chance (!) d’affronter les quatre Boss les plus forts de la terre. Ce qui est fabuleux, c’est que vous allez pouvoir choisir parmi ces huit combattants, celui qui vous représentera. Et comme chacun possède ses propres coups et pouvoirs magiques, cela offre une variété de coups assez incroyable.

ON SE FAIT UN PETIT CAPRICE TOUS LES DEUX ?

Street Fighter II peut se jouer de deux façons différentes : seul ou à deux. Dans le premier cas, vous allez vivre cela comme une véritable aventure, et affronter un à un les sept autres combattants. Si vous réussissez à les éliminer tous, vous affronterez alors, les quatre boss (Balrog, Vega, Sagat et Bison). Ce n’est que lorsque Bison aura mis pied à terre que vous aurez terminé le jeu. Avant de commencer, un petit voyage par le menu d’options permet d’ajuster le niveau de difficulté. Ce n’est qu’à partir du niveau 6 que vous verrez les génériques de fin. En mode « 2 joueurs », chacun prend le combattant qu’il désire, choisit son taux de résistance aux coups (cela permet d’équilibrer un combat quand l’un des joueurs est meilleur que l’autre), et définit le lieu du combat. Après, on rentre dans l’arène…

PLUIE DE COUPS

Dès qu’on rentre dans le combat, on remarque tout de suite les deux barres d’énergie qui renseignent sur l’état physique de l’adversaire. On remarque aussi que le temps est limité (mais on peut mettre du temps illimité par le menu d’options). Mais rapidement on appuie sur tous les boutons pour trouver les coups. Et là, on s’aperçoit qu’il y en a un sacré nombre. Boutons de tir, bouton « L » et « R », combinaison de boutons, la manette de la Super Nintendo est utilisée à fond la caisse ! Résultat, on a en permanence plusieurs alternatives de coup quelque soit la situation de votre personnage. Et, s’il est vraiment en difficulté, vous pouvez parer les coup de l’adversaire, le temps de retrouver vos esprits.

MAXI PRIX, MAIS IL FAIT LE MAXIMUM

Les combats de Street Fighter II ont une intensité toute particulière. Il suffit d’y toucher 30 secondes, pour que le mal soit fait. On reste des heures entières, à se mettre des beignes dans tous les sens. Coups sautés, balayages, high/middle/low kick, retournés, salto, pouvoirs magiques sont autant d’arguments en faveur de ce jeu. La jouabilité tient un grande rôle dans son succès, mais il faut aussi noter la qualité des graphismes et de la bande sonore… On se croirait vraiment sur la borne d’arcade. Dommage que le prix beaucoup trop élevé de cette cartouche, vienne un peu gâcher un si beau palmarès.

 

Graphisme     : ★★★★★ 95%
Animation      : ★★★★½ 90%
Son                 : ★★★★★ 96%
Jouabilité       : ★★★★★ 95%
Durée de vie  : ★★★★½ 94%
Player Fun     : ★★★★★ 99%
Note Globale : ★★★★½ 97%

Difficulté variable

Article rédigé par Crevette dans Player One n°24 (octobre 1992)

 

Be Sociable, Share!