Superspike V’Ball

Des plages paradisiaques, de superbes minettes, un soleil de plomb, l’ambiance idéale pour se faire une partie de beach volley. Je veux partir en vacances !

Le volley est un sport qui marche très bien sur la plage, au point qu’il a donné naissance à un dérivé qui est reconnu aux States comme un sport à part entière (avec ses règles et ses compétitions) : le beach volley.

LET’S GO TO THE BEACH, BOYS

L’ambiance de ce sport n’a rien à voir avec le volley classique : loin des salles poussiérieuses sentant bon le renfermé, vous jouez ici sur de superbes plages devant une mer paradisiaque. Les arbitres sont de superbes minettes en Bikini (Aouhhh ! Retenez Wonder, il va craquer), et les joueurs prennent la forme d’athlètes en maillot de bain bronzés jusqu’à l’os. La classe totale, non ? De ce côté-là, on ne peut faire aucun reproche à la cartouche : les graphismes, excellents, restituent parfaitement l’atmosphère très fun du beach volley. Quelques bulles donnent un côté BD plutôt agréable à l’affaire, et une petite musique bien guillerette achèvera de vous dépayser.

L’HEURE DU CHOIX

On ne peut pas dire que les concepteurs de ce jeu se soient montrés radins sur les options. Pour commencer, vous devrez choisir votre mode de jeu : entraînement, tournoi aux Etats-Unis ou tournoi mondial. Ensuite sélectionnez vos deux personnes (eh oui, dans le beach volley, il n’y a que deux joueurs). Chaque équipe possède ses forces et ses faiblesses, et il faudra adapter le choix à votre jeu. Vous pourrez également, si vous le souhaitez, décider de la provenance de votre staff parmi tous les Etats Unis. Un menu de configuration permet de changer la plupart des règles. Vous pouvez, par exemple, décider du nombre de points et de sets nécessaires pour gagner. Plus fort encore, lorsqu’un seul joueur contrôle une équipe, vous avez la possibilité de laisser la machine s’occuper du second joueur ou de diriger les deux. Enfin, vous pourrez choisir si, comme dans le vollev traditionnel, on ne marque des points que lorsqu’on a le service ou si ça n’a aucune importance. Ouf ! Voilà un menu d’options bien rempli.

SERVICE PUBLIC

En cours de match, les contrôles ne posent pas de problème. On se déplace avec la croix de direction, on saute avec le premier bouton et on frappe avec le second. Simple mais efficace ! Surtout qu’il est possible de contrôler la direction du coup avec le paddle. Avec ces commandes toutes bêtes, on arrive à faire tous les coups de ce sport : service normal ou sauté, manchette, passe, smash et super smash (pas évident à réaliser mais destructeur), qu’est-ce que vous voulez d’autre, les p’tits gars ? J’ai bien aimé la croix qui vous indique à quel endroit la balle va atterrir (mais il vaut mieux avoir de bons réflexes pour la rattraper à temps) et le fait que les joueurs plongent pour faire une manchette lorsqu’ils sont trop loin. Ça c’est du réalisme !

ENTRE QUATRE YEUX

Dans les simulations sportives, plus on est de fous plus on rit. Pour passer un après-midi sympa, vous pourrez jouer avec un copain. Deux solutions sont proposées : l’un contre l’autre ou (c’est à mon avis la plus marrante) en équipe contre l’ordinateur. Chacun dirige alors un joueur et, comme dans le vrai volley, la clé du succès réside dans une bonne gestion des passes. Encore plus fort : le jeu à trois ou à quatre. En effet, comme de plus en plus de jeux NES, Superspike V’Ball fonctionne avec le Four score. A deux contre un troisième joueur ou à deux contre deux, les parties sont hot ! Pour l’instant, après une journée de matchs acharnés, l’équipe Pedro-Crevette mène face à celle constituée par Matt et moi-même, mais on n’a pas dit notre dernier mot : notre vengeance sera terrible…

FAIS ATTENTION, TU METS DU SABLE PARTOUT

Malgré une animation parfois perfectible (on se serait bien passé des clignotements), Superspike V’Ball est une excellente simulation sportive qui apporte une bonne bouffée d’air frais. Je ne serais même pas loin de le classer comme mon jeu de sport préféré sur NES : quand de beaux graphismes se conjuguent à une excellente jouabilité et la possibilité de s’amuser en groupe, sans oublier une petite touche d’originalité, nous, à Player One, on craque. Le beach volley, c’est le sport de l’été mais je suis sûr que, l’hiver prochain, il continuera à tourner à la rédac : la nostalgie camarade.

 

Graphisme     : ★★★★½ 90%
Animation      : ★★★★☆ 80%
Son                 : ★★★★☆ 77%
Difficulté        : ★★★½☆ 74%
Durée de vie  : ★★★★½ 85%
Player Fun     : ★★★★½ 90%
Note Globale : ★★★★☆ 88%.

Article rédigé par Iggy dans Player One n°11 (juillet/août 1991).

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